« Arrêtez les bateaux, Nigel Farage », chantent un groupe de supporters anglais à la sortie de la gare de Dortmund. Non ce n'est pas ça. Trop mesquin, trop marginal. Peut-être s'agit-il de The Killers, qui diffusent les dernières minutes de la demi-finale lors de leur concert à Londres, puis se lancent directement dans Mr Brightside après le coup de sifflet final. Non, c'est trop artificiel. C’est peut-être Alfie Moon et Martin Fowler qui discutent du but gagnant d’Ollie Watkins contre les Pays-Bas avec un niveau de détail franchement inconfortable dans l’épisode d’EastEnders réécrit à la hâte jeudi. Non, je fais trop d'efforts. Il s’agit peut-être d’une pinte de 7 £ qui tourne dans les airs dans un parc de loisirs de marque, arrosant des rangées de jeunes moites de gouttelettes de Madri tiède. Trop cliché ?
Mais c’est peut-être là la caractéristique déterminante de la folie du football anglais : il n’y en a pas. Aucun motif ne pourra jamais espérer exprimer cette histoire chaotique et boule de neige de plaisir perplexe, d’euphorie sans cage, de sourires ironiques et de gommes mouchetées de cocaïne. Aucune image ne peut capturer le mélange unique d’agitation et d’appréhension, de point d’exclamation et de point d’interrogation, de battements de baignoire et de nombrilis...
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